- 42 jours
- Ushuaia - Péninsule Antarctique
- L’itinéraire
Itinéraire
Expédition : sur les traces de Charcot...
Il s’agit d’une véritable expédition de 6 semaines à bord du voilier l’île d’elle, pour suivre les traces du célèbre marin français Jean-Baptiste Charcot.
Cette expédition s’adresse à des personnes adeptes de la voile du fait des conditions de mer qui peuvent être difficiles lors de la traversée du passage de Drake (entre le Cap Horn et l’Antarctique) et pour la durée de la navigation.
A bord du confortable voilier l’ile d’Elle, vous passerez 42 jours inoubliables et explorerez les sites les plus spectaculaires de la Péninsule Antarctique jusqu’à la baie Margueritte. Naviguez à la voile, quoi de mieux pour observer la faune sauvage. Nous profiterons de toutes les occasions qui s’offriront à nous pour débarquer sur la terre ferme (ou sur la glace). Des excursions au milieu d’icebergs, entre le front des glaciers ou près des baleines feront parties du programme.
Bonne exploration !
- Péninsule Antarctique
- La baie de Marguerite
Le départ et le retour de la croisière se font par Ushuaia, ville portuaire de la Terre de Feu en Argentine.

Nous passerons par Puerto Williams pour faire notre entrée dans les eaux chiliennes.

Ensuite nous irons nous positionner à Puerto Toro ou aux îles Wollatson, non loin du cap Horn pour attendre une météo favorable pour le passage de Drake.
En effet, il est nécessaire d’avoir des conditions favorables pour franchir ce passage qui s’étend du cap Horn à la péninsule Antarctique sur près de 500 milles. La traversée en elle-même dure 3 à 4 jours selon les vents. Il se peut que nous soyons amenés à utiliser le moteur, mais l’île d’elle est un voilier rapide qui navigue mieux à la voile.
Une fois sur place, nous naviguerons de jour et dormirons chaque soir à un mouillage (à l’ancre).
Nous visiterons différents lieux de la péninsule, sachant bien entendu que le voyage et notamment la découverte des sites s’organisera en fonction de la météo.
L’atterrissage se fait (toujours en fonction de la météo) soit à l’ile Decepcion, un volcan sous l’eau dont un pan s’est effondré, il est donc possible de naviguer à l’intérieur, ou aux îles Melchior, avec ses murs de glaces et ses icebergs.

Nous irons à Entreprise une petite île où, entre autre, on peu s’amarrer à une épave d’un navire de l’époque de la chasse de la chasse à la baleine, échoué à la suite d’un incendie.
Nous visiterons également port Lockroy et son ancienne base scientifique anglaise.
Nous découvrirons aussi le détroit de Gerlache pour atteindre Paradise bay, lieu qui porte très bien son nom, où deux bases scientifiques sont en activités, une argentine et l’autre chilienne.

Plus au sud, le détroit de Lemaire conduit aux îles Pléneau, et son cimetière d’iceberg et les mouillages de Hovgard, Peterman, port Charcot (appelé ainsi car fut le lieu d’hivernage de la première expédition du même nom).
Le détroit de Lemaire débouche sur les îles Argentine, et sur une possible rencontre avec les chaleureux scientifiques de la base Ukrainienne de Vernadsky.

L’objectif de cette expédition est la baie de Marguerite. Elle est délimitée par l’île Adélaïde au nord, la barrière de Wordie, le détroit de George VI et l’île Alexandre-Ier au sud et la Côte de Fallières à l’est.

La baie fut nommée lors de la Seconde expédition Charcot (1908-1910) de Jean-Baptiste Charcot en l’honneur de sa femme. Jean-Baptiste Charcot, né à Neuilly-sur-Seine le 15 juillet 1867 et mort en mer le 16 septembre 1936, est un médecin et un explorateur des zones polaires français.

En 1903, il fait construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 m, le Français et monte la première expédition française en Antarctique qui hiverne sous le vent de l’île Wandel. Le 4 mars 1905, l’expédition quitte la péninsule Antarctique après un hivernage sans encombre. Les objectifs scientifiques sont dépassés : 1 000 km de côtes découvertes et relevées, 3 cartes marines détaillées, 75 caisses d’observations, de notes, de mesures et de collections destinées au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. Le bateau est revendu à la marine argentine. Dès son retour en France, Charcot divorce et s’installe chez sa sœur Jeanne, avec sa fille Marion.

En 1907, il se remarie, le 24 janvier, avec Marguerite Cléry, peintre qui l’accompagnera souvent dans ses voyages, et ils ont une fille, Monique, née le 8 décembre. Il lance une nouvelle expédition antarctique et débute la construction d’un nouveau Pourquoi-Pas ? IV, bateau d’exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque, équipé d’un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque.
En août de 1908, Charcot part hiverner à l’île Petermann pour sa deuxième expédition polaire. De retour en juin 1910 après un deuxième hivernage, l’expédition est riche en expériences scientifiques : des mesures océanographiques (salinité, sondage), des relevés de météorologie, une étude des marées, une étude du magnétisme, des collections de zoologie et de botanique confiées au Muséum et à l’Institut Océanographique de Monaco. Il rapporte aussi des découvertes géographiques comme le tracé de la Terre Alexandre et une nouvelle terre, la Terre de Charcot. Résultats de l’expédition considérables qui comprennent aussi le relevé cartographique de 2 000 km de côtes. Mais Charcot, victime du scorbut, revient considérablement affaibli.
En 1911, naissance de Martine, sa troisième fille. Il effectue cette année là une courte campagne océanographique en Manche. En décembre 1911, il participe, avec Nicolas Benoit, à la création des Éclaireurs de France premier mouvement de scoutisme en France (aujourd’hui Éclaireuses éclaireurs de France) dont il est le premier président. En 1912 le Pourquoi-Pas ? IV devient le premier navire-école de la marine.
De 1914 à 1918, durant la guerre : il est d’abord mobilisé comme médecin de marine de première classe et affecté à l’hôpital de Cherbourg. En juillet 1915, il obtient de l’Amirauté britannique le commandement d’un navire spécialement étudié et construit par les Britanniques pour la chasse aux sous-marins. En 1916, il réussit à convaincre la Marine militaire française de construire à Nantes, 3 cargos-pièges pour la lutte anti-sous-marine, avec des équipages déguisés en marins de commerce. Affecté au commandement du premier des trois sorti du chantier, il bourlingue pendant deux ans le long des côtes bretonnes et normandes.
Charcot termine la guerre avec les Croix de Guerre britannique puis française et une citation à l’ordre de l’Armée pour ses actes de courage.
De 1918 à 1925, Charcot, monte les grades hiérarchiques (enseigne de réserve, lieutenant de vaisseau, capitaine de corvette) et est nommé capitaine de frégate en 1923. Durant cette période, il effectue avec son navire le Pourquoi-Pas ? IV des missions scientifiques dans le golfe de Gascogne, en Manche, dans l’Atlantique nord, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point du matériel et des méthodes.
À partir de 1925, atteint par la limite d’âge, il perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Il va effectuer de multiples navigations vers les glaces de l’Arctique. En 1926, il est élu membre libre de l’Académie des sciences et se voit confier une mission à la Terre de Jameson. Il explore la côte orientale du Groenland et rapporte une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d’insectes et de flore locaux.
En 1928, le Pourquoi-Pas ? IV et le croiseur Strasbourg (ex Allemand KMS Regensburg) vont à la recherche du gros hydravion français, un « Latham 47 », disparu avec aux commandes le grand explorateur norvégien Roald Amundsen, lui-même à la recherche du général italien Nobile, parti survoler le pôle Nord à bord du dirigeable Italia dont on est sans nouvelles. Recherches vaines. En 1929, Charcot est reçu à l’Académie de Marine.
À partir de 1930, il prépare l’Année polaire internationale. En 1931 à 1933, il s’occupe de la définition de la mission, de l’implantation et de l’organisation de la station du Scoresby Sund avec le concours de scientifiques, des autorités danoises locales et de la main d’œuvre du pays. En 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d’une population d’eskimo. En 1935, il revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter), puis va poursuivre l’établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l’Islande et le bateau parvient à se réfugier dans un petit port.

En septembre 1936, de retour du Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor qui vient de traverser l’inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas ? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer la chaudière du bateau. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d’Alftanes vers 5h30. Le bilan est de 23 morts, 17 disparus et un seul survivant : le maître timonier Eugène Gonidec, originaire de Douarnenez et surnommé Pingouin. Il racontera que le commandant Charcot, comprenant la destruction inévitable du Pourquoi-Pas ? IV sur les récifs, libéra de sa cage une mouette (Rita) qui était la mascotte du bord. Le docteur Charcot, accompagné du commandant Le Conniat et du maître principal pilote Floury restèrent à bord et sombrèrent avec le navire, selon le code de l’honneur des marins.

Jean-Baptiste Charcot, mort en mer, est enterré à Paris au cimetière Montmartre, le 12 octobre après des funérailles nationales qui se déroulèrent à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Dates et prix
| Dates et prix | Durée | Tarif |
|---|---|---|
| 15 fév - 31 Mar 2011 | 42 jours | 9000 |
Buenos Aires – Ushuaia – Buenos Aires : 375 $ us /pers.
- Pension complète sur le bateau (merci de nous informer en cas de régime particulier)
- le skipper
- le second
- l’annexe et son moteur hors bord
- gasoil et essence
- forfait nettoyage intérieur et extérieur
- Excursions en zodiac
- Toutes les taxes et charges portuaires
- Les frais de passeport et de visa
- Equipement individuel
- Tous les repas à terre
- Les assurances annulation et rapatriement médical
- les frais pour excédent de bagages
- Taxes d’aéroports (environ 8 € / pers à Ushuaia)
- Vol international et les vols intérieurs
Plan Ile d’Elle
L’île d’elle est un sloop aluminium de 52 pieds, entièrement construit par Jean-Yves Lepage, également skipper, sur l’île de Noirmoutier à la Guérinière.
Mis à l’eau en 2006, conçu spécialement pour les navigations australes, l’île d’elle est un bateau rapide : déplacement léger de 11 t pour 110m2 de toile au près.
C’est un quillard, d’un tirant d’eau de 2 mètres doté d’un bulbe de 3 tonnes en plomb, mais également équipé de deux dérives asymétriques pour la navigation au près.
Il est doté d’un moteur Yanmar de 56cv.
Equipé de l’électronique habituelle : GPS, radar, sondeur, iridium pour recevoir la météo, cartes numériques sur ordinateur...etc.
En plus de l’équipement de sécurité classique d’un voilier, l’île d’elle est dotée d’un crash box à l’avant et d’une cloison étanche en arrière du pic avant. Une balise de détresse est également à bord et un téléphone satellitaire permet de prendre des météos. Le voilier dispose de 500 litres d’eau douce que l’on peut ballaster pour le près, et 900 litres de gasoil en réservoir.
- une cabine arrière avec 2+1 couchages, - une cabine avant avec 2+1 couchages, - une cuisine dans la coursive bâbord, - un grand carré au milieu avec table à carte, - une couchette navigateur prés du chauffage - et une salle de bain WC pour tout le bateau.
Jean Yves Lepage, Skipper de longue date, titulaire du PPV, je navigue sur des bateaux que j’ai construits et conduits au bout du monde, de l’Atlantique au Pacifique depuis 1979 et j’ai travaillé pour des compagnies telles que Stardust et Mooring (toujours en tant que skipper).
Dès l’âge de 10 ans, j’ai commencé à tirer des bords sur un canot noirmoutrin à gréement aurique, puis adolescent en tant que capitaine d’un simoun 600 sur les cotes bretonnes jusqu’en Angleterre.
En 1979, après une formation de charpentier de marine, je suis parti sur un petit cotre breton, le Biligou, jusqu’en Afrique ou j’ai sillonné de long en large le golfe de Guinée.
En 1981, j’ai l’occasion de m’embarquer comme équipier sur le voilier Shieldaig pour une expédition en Géorgie du sud.
En 1986, je termine la construction d’un trimaran, le Papagayo, à Abidjan avec lequel je traverse l’Atlantique pour découvrir le Brésil de Rio de Janeiro à l’Amazone, puis l’arc antillais. Établi à Saint martin (dans les Antilles), j’entreprends la construction d’un catamaran, Azuline,de 55 pieds avec lequel je navigue dans le sud des Bahamas, les Acores, les Canaries, le nord du Brésil avant de passer dans le Pacifique. Pendant trois ans, j’explore la Polynésie des îles australes aux Marquises en passant par Pitcairn, les Gambiers, les Tuamotus et les îles sous le vent.
En 2001, toujours sur Azuline, de Raiatea, je descends jusqu’à Puerto Mont au Chili, où je découvre le début des canaux de Patagonie. Le retour se fait par la côte chilienne, l’ile de Pâques, les Tuamotus puis Raiatea.
En 2003, je rentre en France construire un nouveau bateau en aluminium L’île d elle, spécialement conçu pour naviguer dans les mers du sud qui m’ont conquis.
Depuis janvier 2007, date de mon arrivée à Ushuaia, j’ai emmené L’île d’elle dans les canaux de Patagonie, aux Malouines, en Antarctique...
Sandrine et Mathis, Je suis née en 1957 au Maroc, et j’ai rencontré Jean Yves à Saint Martin. J’ai embarqué sur Azuline, et je n’ai toujours pas débarqué. Notre fils Mathis (né en 1993) ne connait que le plancher des voiliers...et depuis qu’il a bien grandi, 16 ans cette année, j’ai perdu ma place de second à son profit...
Conditions générales de vente
Si nous devons annuler une croisière, vous aurez le droit à un autre séjour avec 10% de remise, ou bien au remboursement intégral des sommes avancées. Annulation de votre part : Plus de 3 mois avant la date de départ, votre acompte est perdu ou reporté sur une autre croisière. Moins de 3 mois avant le départ, tous vos versements nous restent acquis et le solde nous est dû.
Par contre, depuis un portable français il faut composer :
0054 9 2944 15641661 ou 0054 2944 641661
Pour la navigation, il est également indispensable de prévoir des bottes et cirés (veste et salopette).
Terra Antarctica se réserve le droit de modifier le programme en raison de perturbations climatiques ou sociales dans le pays ou si l’un ou plusieurs des participants présentent des problèmes de santé lors du voyage.
- Informations générales sur l’Argentine
- Equipement à prévoir
- Conseils voyage et santé
- Climat
Contactez-nous
(0054) 2944 430820 / 430 928 (Demandez Karine ou Pierre)
Adresse :
Guëmes, 664 San Carlos de Bariloche - 8400 Rio Negro - Argentina
E-mail :
contact@voyage-antarctique.com
Si vous souhaitez visiter Buenos Aires, Santiago, découvrir la Patagonie ou d’autres destinations en Argentine/ chili, n’hésitez pas à nous demander un circuit à la carte.