GEORGIE DU SUD ET ILES SANDWICH DU SUD

 

La Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud sont, sous des airs de terres désolées du bout du monde, de véritables réserves naturelles australes.
James Cook qui les qualifiait de « terres condamnées à la glaciation perpétuelle et destinées à ne jamais connaître la douceur des rayons du soleil » y décrivit dans ses récits la présence de nombreuses otaries à fourrure, déclenchant ainsi l’engouement des phoquiers pour cette région difficile d’accès.

Disséminées sur un arc de 350 km, la dizaine d’îlots volcaniques que compte l’archipel des îles Sandwich du Sud sont pratiquement inabordables.
Entourées d’une mer profonde constamment agitée par des vents violents et bordant des côtes escarpées, il n’existe qu’un port d’encrage sur Thule, où l’Argentine installa une base scientifique et militaire en 1976. Les îlots, lorsqu’ils ne comptent plus de volcans en activité, sont totalement recouverts de glace. Le climat y est instable, froid, venteux et les précipitations neigeuses abondantes.

Quant à la Géorgie du Sud, petite île de 160 km de long pour 30 km de large, elle présente également une topographie très escarpée : son point culminant le Mont Paget domine à 2934m un territoire couverts de montagnes et de glaciers dont beaucoup viennent se jeter jusque dans l’Océan.
Les grands vents d’ouest, les Cinquantièmes hurlants, balayent les côtes sud de l’île sur lesquelles il est impossible de débarquer. Les bateaux mouillent alors dans les fjords de la côte nord où s’installèrent les stations baleinières norvégiennes au XVIIIème siècle.

Territoire d’Outre Mer anglais, la Géorgie du Sud fut administrée par un magistrat britannique à Grytviken durant l’âge d’or de l’industrie baleinière. L’île comptait alors 7 stations en activité. Un pasteur y officia, le premier fut norvégien, et l’on peut aujourd’hui visiter la petite église restaurée ainsi que le musée de la ville présentant les reliques abandonnées des industries disparues.
A Grytviken encore, il est possible de faire quelques pas dans le cimetière des chasseurs de baleines où repose le grand Ernest Shackleton décédé sur l’île même des suites d’une crise cardiaque.

Aujourd’hui les seuls « résidents » de l’île sont ceux du centre de recherches scientifiques de King Edward Point (situé non loin de l’ancienne station baleinière norvégienne de Grytviken) et de la base scientifique de l’île Bird à la pointe nord-ouest de la Géorgie du Sud.
Le maintien du personnel britannique à terre y vise autant le travail de recherches scientifiques que la volonté de neutraliser les prétentions territoriales de l’Argentine dans la région...

Le patrimoine animalier de Géorgie du Sud est considérable. Vous y verrez une immense colonie de manchots royaux couvrant littéralement Salisbury Plain d’une bonne centaine de milliers d’individus.
De nombreuses plages sont peuplées d’otaries à fourrure ou d’éléphants de mer que l’on observe lors de sorties en zodiac. On peut même apercevoir, sur les coteaux de la baie de Stromness ou celle de St. Andrew, des rennes, espèce introduite sur l’île au début du XXème siècle par les norvégiens.

La Georgie du Sud et ses îlots sont en outre, avec les îles Sandwich du Sud, le lieu privilégié de nidification d’une trentaine d’espèces d’oiseaux : de nombreux manchots (royal, Adélie, à jugulaire, papou, gorfou sauteur et doré), albatros (hurleur, fuligineux, à tête grise, à sourcils noirs), pétrels géants, océanites de Wilson, cormorans géorgiens, labbes, goélands dominicains, sternes et pipits antarctiques, canards à queue pointue et sarcelles tachetées s’y reproduisent...
Pour préserver cette incroyable biodiversité, une zone protégée de 200 miles nautiques fut établie en 1993 autour de ces îles.

 

 

 

 





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