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Du mythe grec aux premières expéditions

L’Antarctique, un mythe datant de l’Antiquité Grecque

Les grecs sont les premiers à développer l’hypothèse de la rotondité de la Terre. Celle-ci découle de l’observation des ombres portées sur le sol par le soleil et de celle des étoiles se déplaçant sur l’horizon suivant les latitudes. Cette hypothèse est étayée par la navigation développée tant à des fins commerciales – avec la croissance de la cité-mère, les besoins des grecs augmentent – qu’exploratoires.

De fait, dans l’Antiquité, le bassin méditerranéen représente le centre du monde. Les terres alentours explorées s’étendent au nord de l’Europe – où l’étain est recherché pour la fabrication des armes – à l’Indus en Asie Mineure et à l’ouest aux rivages de l’Atlantique (détroit de Gibraltar). Le reste du monde, les terres inconnues, donne lieu à de nombreuses spéculations circulant sous la forme de légendes et de mythes peuplés de monstres. Pour maintenir le globe en équilibre, les Grecs imaginent une terre située à l’opposé du monde connu (l’Antichtone ou " Terre opposée "). Cette terre est nommée Antarkticos en opposition avec l’Arctique (placé sous la constellation d’Arktos, la Grande Ourse).

Puis sous l’ère Chrétienne, l’hypothèse de la rotondité de la Terre est taxée d’hérésie. Elle disparaît pour un temps. Il faut attendre le XVe siècle et la Renaissance pour voir reparaître sur les cartes un continent à l’extrême sud du globe : la Terra Australis Incognita empruntée aux savants de l’Antiquité. Les cartes de Ptolémée seront reprises comme modèles avant les grandes découvertes des navigateurs. (1)

Les scientifiques de l’époque avancent qu’une importante masse continentale ferait contrepoids aux terres connues dans l’hémisphère nord. Ce continent serait situé au pôle sud sur une étendue bien plus vaste que l’Antarctique actuel, englobant notamment l’Australie. Mais dès le XVe siècle, plusieurs expéditions démontrent que cette fameuse Terra Austalis se situe bien plus au sud qu’escomptée.

L’immense continent austral rêvé n’existe pas…

En 1487, l’explorateur portugais Bartolomeu Dias cherchant une route maritime pour les Indes, longe les côtes africaines. De violentes tempêtes le poussent vers l’Atlantique Sud où il double le Cap de Bonne-Espérance sans même apercevoir les côtes de l’Afrique du Sud. C’est en rebroussant chemin vers le Portugal qu’il double à nouveau le cap en sens inverse et le baptise à l’origine Cap des Tempêtes. Dix ans plus tard, c’est Vasco de Gama, également portugais, qui parviendra aux Indes en empruntant la voie maritime ouverte par Dias. Aucun d’entre eux ne mentionne avoir aperçu de terres australes au large du cap de Bonne-Espérance.

En 1520, Ferdinand de Magellan, navigateur portugais, découvre le détroit du même nom au sud de l’Argentine séparant les océans Atlantique et Pacifique. Plus au sud encore, Francis Drake, navigateur anglais, réalise un voyage au tour du monde en 1577. Il double le cap Horn en Terre de Feu. Déporté par les vents jusqu’à 57 degrés sud il donne son nom au passage de Drake, bras de mer séparant l’Argentine de la Péninsule Antarctique et connaissant les pires conditions météorologiques maritimes au monde. Mais Drake n’aperçoit pas le continent austral.

Enfin Abel Tasman, néerlandais, partant de Jakarta (Indonésie) navigue d’abord plein ouest où il atteint l’Ile Maurice dans l’Océan Indien puis repart plein est et passe au large de l’Australie découvrant une île au sud de celle-ci : la Tasmanie. Continuant à l’est il atteint la Nouvelle Zélande puis remonte vers le nord sans conclure à la découverte de l’Antarctique.

Sources :

(1) Les voyageurs de l’Antiquité http://transpolair.free.fr/routes_polaires/voyages_antiquite/heritage.htm

 





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