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Les phoques antarctiques

Ce que nous appelons communément « les phoques » regroupe, en réalité, sous le terme scientifique de pinnipède, les otaries, les morses et les « vrais » phoques. Ce sont des mammifères carnivores adaptés à la vie marine.
Pour cela, ils disposent d’une très grande quantité de sang comparé par rapport à la taille de leur corps (environ le double de ce dont dispose un être humain de même taille). On comprend alors que ce surplus sanguin apporte à l’animal autant de globules rouges additionnels nécessaires à une meilleure oxygénation. Ils peuvent ainsi plonger longuement dans l’océan pour se procurer leur nourriture. Leur rythme cardiaque se ralentit pour passer de 100 battements/minute en surface à 4 ou 5 sous l’eau !

En fonction des saisons, les pinnipèdes migrent à des latitudes différentes (excepté le phoque de Weddell vivant sur le continent Antarctique toute l’année).
Durant la clémence de l’été austral, coïncidant avec la période reproduction, on les trouve sur la banquise et sur les aires côtières. Là, les femelles donnent naissance à un unique petit. S’en suit presque immédiatement un nouvel accouplement qui, au terme d’environ 9 mois de gestation, donnera naissance, l’année suivante, à une nouvelle progéniture.

Bien que très similaires, les otaries diffèrent des phoques par la présence chez elles d’oreilles externes ainsi que par la position de leurs nageoires antérieures et extérieures. Chez l’otarie, les nageoires arrières peuvent être repliées sous le corps les aidant ainsi à marcher ou sautiller.
Chez le phoque, elles se situent dans le prolongement du tronc les obligeant à ramper pour se déplacer à terre. Quant aux nageoires avant, elles sont longues et servent à la propulsion dans l’eau chez l’otarie, courtes pour le phoque qui se meut à l’aide de ses nageoires postérieures. Distinction ultime, les otaries disposent d’une épaisse et luxuriante fourrure, qui fut objet de grande convoitise, alors que le phoque se protège du froid en alliant une épaisse couche de graisse sous cutanée à un pelage moins fourni.

Otarie à fourrure antarctique

La grande majorité de l’otarie à fourrure antarctique se reproduit en Georgie du Sud. Le mâle est beaucoup plus grand que la femelle et pèse 180 kg contre 50 chez son partenaire féminine. Cet animal affectionne les côtes rocheuses et les plages abritées.
Les mâles arrivent en septembre ou octobre pour établir leur territoire sur la grève. Il n’est pas rare alors d’assister à divers prises de bec et combats entre eux pour affirmer leur prépondérance et droit à s’établir sur la portion choisie.

Les femelles arrivent ensuite fin novembre et mettent au monde leur petit généralement 2 à 4 jours après avoir atteint les côtes. Se forment alors des harems où le mâle polygame défend avec agressivité ses compagnes.
Suite à la période de reproduction, les harems se disloquent et les animaux partent se nourrir en mer. L’otarie des régions australes s’alimente principalement de krill, parfois de poisson, calmar et même de manchot. Lors de sa chasse, elle peut plonger à une profondeur de 50 mètres.

Lorsque l’hiver arrive enfin en avril, les otaries migrent vers le nord à des latitudes au climat moins rude. Certaines d’entre elles atteignent les îles sud de la Nouvelle Zélande.
Au XX ème siècle, décimée par les chasseurs, l’espèce est considérée comme éteinte. Toutefois, un petit groupe d’individus isolés, probablement sur l’île Bird au nord ouest de la Georgie du Sud, survécut et, sous couvert d’une législation protectrice, permit le repeuplement de l’espèce.

Éléphant de mer du sud

L’éléphant de mer du sud évolue dans un large domaine circumpolaire (autour d’un des pôles) incluant la plupart des îles subantarctiques tout comme quelques côtes du continent austral. Il s’agit de la plus importante espèce de pinnipèdes au monde, surpassant le morse en nombre.

C’est un animal colossal. Le mâle mesure jusqu’à 6 mètres et peut peser 4 tonnes ! Son museau en forme de trompe, qu’on ne retrouve chez aucun autre pinnipède, est à l’origine de son nom « éléphant de mer ».
Lorsque le mâle, à l’instar de l’otarie, défend son territoire et son harem, sa trompe agit comme caisse de résonance amplifiant son rugissement pour impressionner son adversaire.

La femelle, plus petite, mesure 3,6 mètres et pèse 900 kg. Elle met bas une semaine après son arrivée et allaite son petit durant un mois, lequel gagne environ 9 kg par jour. La mortalité infantile chez les nourrissons est très élevée. Le mâle agressif piétine bien souvent les petits en défendant son territoire.

Le phoque de Weddell

Il se caractérise surtout pour être le mammifère le plus méridional, c’est-à-dire se reproduisant dans les régions les plus froides du globe, au niveau du 78ème parallèle.
James Weddell, explorateur britannique et chasseur de peaux, ne découvrit le phoque auquel il donna son nom qu’en 1823. Celui-ci vit pourtant aussi bien sur les côtes du continent Antarctique qu’en Georgie du Sud ou sur les îles Macquarie, Kerguelen, Heard, Orcades du Sud ou Malouines.

Mâles et femelles sont sensiblement de la même taille. L’océan est leur royaume : l’accouplement a lieu dans l’eau où les mâles établissent également leur territoire. Ils ne forment pas cependant de harem. Leur physionomie est particulière : leur petite tête contraste avec leur corps massif et présente deux grands yeux globuleux leur permettant de chasser dans les eaux sombres ou sous la glace.
Les poissons constituent leur alimentation de prédilection, en particulier la légine antarctique (poisson pouvant peser jusqu’à 70 kg), mais ils se nourrissent également de calmar et krill. Ce sont des plongeurs exceptionnels descendant à des profondeurs de 600 mètres et pouvant rester immergés plus d’une heure.

Les femelles reviennent à terre pour donner naissance début septembre et leurs petits sont sevrés au terme de 6 semaines. Alors que les bébés quadruplent leur poids dans cette période jusqu’à 120 kg, leur mère en perd, elle, en moyenne 136.
La progéniture du phoque de Weddell souffre elle aussi d’une importante mortalité infantile : on estime que 50% des petits trouvent la mort avant d’avoir deux mois. Bien souvent, ils sont écrasés par la glace lorsque se brise la banquise.

C’est l’unique espèce de phoque habitant les aires côtières été comme hiver. Pour conserver un accès à la mer et pêcher, le phoque de Weddell dispose d’une dentition particulière lui permettant de faire des trous dans la glace. Avec le temps, cette dentition se détériore et constitue bien souvent la cause de décès des individus les plus vieux.

Le phoque crabier

Il est extrêmement nombreux. Sa population a beaucoup cru durant les dernières décennies. La raréfaction des baleines dans les eaux antarctiques, laissant à disposition des autres espèces une abondante nourriture en suspension, serait la cause de cette évolution.
Le phoque crabier se nourrit en effet presque exclusivement de krill – et non de crabes. Autre similitude avec les grands cétacés, sa dentition agit comme un filtre, retenant les petites crevettes quand il expulse l’eau hors de sa gueule.

Il est aisément reconnaissable grâce à son pelage blanc et à son museau semblable à celui d’un chien. Nombre d’entre eux portent les traces, cicatrices sur leurs flancs, de rencontres avec leurs prédateurs, léopard des mers ou orque.

La femelle donne naissance de septembre à novembre sur la banquise dérivante. Le phoque crabier ne vit pas en colonie. On le trouve souvent seul ou en famille. Ses lieux de prédilection sont la mer de Ross et les alentours de la Péninsule Antarctique.

Le léopard des mers

Comme son nom le suggère, c’est un prédateur. Il est le seul phoque d’Antarctique à consommer régulièrement des proies de sang chaud. Sa diète se compose de manchots, mais aussi de poissons, de krill et de petits bébés phoques.

Mâles et femelles sont plus ou moins identiques, les premiers mesurant 3 mètres et les secondes 3,6 mètres. Malgré sa réputation de bête féroce, on compte très peu de cas d’attaques délibérées de léopard des mers sur l’homme.
C’est un animal solitaire et l’on voit rarement plus d’un individu évoluant dans le même secteur. On le rencontre sur l’ensemble de la banquise et le long des côtes durant l’été, patrouillant les lieux où se rassemblent les manchots pour plonger dans l’océan. Il chasse et attrape ses proies avec une vive rapidité et agilité, puis les secoue vigoureusement pour les mettre en pièces avant de les avaler.

Comme les autres phoques, à l’exception de l’otarie à fourrure, la femelle met bas sur la banquise. Les petits léopards naissent en novembre et décembre.
Certains individus passent l’hiver près des îles subantarctiques, comme la Georgie du Sud ou l’île Macquarie. D’autres migrent jusque dans les régions méridionales de l’Australie, la Nouvelle Zélande, l’Afrique du Sud ou encore l’Amérique du Sud.

Le phoque de Ross

C’est probablement le moins connu des pinnipèdes. C’est un animal solitaire et rarement vu car il habite la banquise impénétrable bordant le continent Antarctique.
Il fut aperçu pour la première fois lors de l’expédition du britannique James Clark Ross en 1939-43. L’histoire mentionne ensuite peu son existence jusqu’à l’époque des grands brise-glaces capables de pénétrer les contrées isolées où il est établi.

C’est un des plus petits phoques, mesurant 2,8 mètres en moyenne. Comme le phoque crabier, il présente de grands yeux exorbités lui permettant d’éviter les obstacles et de trouver sa nourriture dans les eaux obscurcies par la glace. C’est un chasseur de calmars mais il se nourrit également de poissons et de krill. Son anatomie particulière présente des nageoires exceptionnellement développées en comparaison des autres espèces.

On dit de lui que c’est un phoque chanteur. Ses appels portent sur de longues distances. On connait très peu de ses habitudes en matière de reproduction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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