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Antarctique : le royaume du krill

Le zooplancton de l’Antarctique – plancton animal à la différence du phytoplancton constitué de matières végétales – présente une quantité d’espèces animales très petites retrouvées dans d’autres océans mais dominé ,dans cette région, par le krill.

Le krill est une petite crevette des eaux froides. On en dénombre 85 espèces à travers le monde, parmi lesquelles 11 évoluent uniquement en Antarctique. La plus connue est Euphausia superba et mesure 5 centimètres.
Elle est extrêmement abondante dans l’Océan Austral et constitue la base alimentaire de plusieurs animaux : poissons, calmars, manchots, albatros, pétrels, grandes baleines et certains phoques. Suivant l’époque de l’année, sa concentration à la surface de l’eau peut former des bancs de 450 km2 en teintant celle-ci de rose. Afin d’illustrer son abondance, on dit parfois que son poids total dépasserait celui des hommes sur la planète !

Le krill est un crustacé très particulier : pesant plus lourd que l’eau, il doit agiter ses 10 pattes et se maintenir en constante activité pour ne pas couler. Il se nourrit de phytoplancton et 40% de son énergie est consacrée à maintenir sa seule position dans l’eau. Durant l’été austral, les grandes baleines émigrent vers l’Antarctique pour le consommer. Elles augmentent ainsi leur masse corporelle de 50% et accumulent la graisse qui leur servira en période de jeûne.
Une baleine bleue adulte consomme 4,5 kg de krill par jour. On estime que les baleines à fanons, avant que leur nombre ne soit si drastiquement réduit, en consommaient annuellement 160 milliards de kg (aujourd’hui 27 milliards). Les scientifiques admettent ainsi communément que la plus grande disponibilité de krill, suite à la disparition partielle des grands cétacés, a favorisé la croissance de certaines populations de phoques et d’oiseaux de mer dans la région.

Cette crevette est extrêmement riche en protéines. Elle est tout autant consommée par les animaux que par l’homme. Elle peut néanmoins devenir gravement toxique quelques heures après sa capture si elle n’est pas bien conservée ou immédiatement cuisinée. Au Japon, elle constitue la base d’un grand nombre d’aliments : fromages, soupes, saveurs, pâtes et boissons.

Le calmar

 

 

Le calmar est abondant dans les eaux australes mais peu étudié comme partie de l’écosystème antarctique. C’est un des grands prédateurs du krill. Sa tête en entonnoir aspire l’eau et la rejette sous pression l’aidant ainsi à se déplacer rapidement. Il capture ses proies à grâce à ses deux plus grandes tentacules et les découpe en morceaux avec son puissant bec avant de les avaler.

Leur étude est difficile dans la mesure où les calmars se révèlent être excellents nageurs, rapides et pourvus d’une très bonne vue leur permettant d’éviter les filets. De plus, nombre d’entre eux évoluent en eaux profondes. Jusqu’à présent, beaucoup d’études se sont réalisées à partir de leurs restes retrouvés au fond de l’estomac de prédateurs.

On le trouve également en mer Méditerranée ainsi que dans les eaux japonaises et du sud-est asiatique où il est pêché par l’homme. Mais l’augmentation de sa consommation pousse aujourd’hui les bateaux de pêche jusqu’aux îles Malouines et au large de l’Argentine pour le capturer. A l’heure actuelle, le peu de données établies sur le calmar antarctique ne permettent pas d’évaluer sa population et donc d’en déterminer une échelle d’exploitation raisonnable.

Les poissons antarctiques

On en voit rarement car ils habitent principalement les bas-fonds océaniques. On trouve cependant certaines espèces près des côtes, spécifiques à la région australe (par opposition aux poissons des profondeurs que l’on trouve également dans d’autres mers) : les zoarcidae, qui ont l’apparence d’une anguille, la légine antarctique, le poisson dragon en font partie.

En terme de diversité, leur nombre est limité puisqu’on ne recense qu’environ deux centaines d’espèces en Antarctique. En revanche, le nombre d’individus présents dans l’Océan Austral est considérable et dû à deux facteurs : la richesse des nutriments à disposition dans l’eau et la relative constance de la température des mers à cet endroit. En outre, ils présentent tous les mêmes similitudes : ils sont de petite taille, leur croissance est lente et leur espérance de vie longue, ils non pas d’écailles et sont peu colorés (leur sang n’étant pas rouge mais jaunâtre translucide).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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