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Le manchot de Magellan

C’est peut-être le manchot le moins gracieux de tous. On l’identifie à la rayure noire en forme de fer à cheval qu’il porte sur son ventre blanc. Sa tête est noire entourée d’une bande blanche. Il mesure en moyenne 70 cm et pèse entre 4 et 5 kg.

Les manchots de Magellan font leur nid dans des terriers et pondent deux œufs que mâle et femelle couvent pendant 40 jours. La période de reproduction s’étale d’octobre à mars.

Après la mue, vers la fin du mois d’avril, les petits manchots savent nager et s’alimenter eux-mêmes. Les colonies migrent alors vers le nord de l’Argentine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

La principale menace de cette espèce est la pollution due au pétrole qui tue plus de 20 000 adultes et 22 000 jeunes chaque année au large des côtes de l’Argentine.

Le dauphin de Commerson

Le dauphin de Commerson, proche des côtes du sud du continent, des îles Kerguelen, de la Georgie du Sud et des îles Malouines.

Le dauphin de Commerson est noir et blanc et se distingue des orques par leur taille beaucoup plus petite. Il aime nager et sauter aux côtés des bateaux, ou rouler sous la surface de l’eau.
La population sud-américaine est la plus importante. On la trouve dans différents sites abrités de la côte patagonienne argentine, dans le Détroit de Magellan, dans le canal de Beagle, dans les nombreux fjords chiliens (Terre de Feu), le long des côtes des îles du parc national Cabo de Hornos, et près des îles Malouines. L’autre population reste cantonnée près des îles Kerguelen, à 8 000 km à l’est de leurs plus proches cousins. D’une manière générale, les dauphins de Commerson préfèrent les eaux peu profondes.

La population globale n’est pas connue, mais l’espèce est localement considérée comme commune. Une étude de 1984 a évalué à 3 400 le nombre d’individus présents dans le Détroit de Magellan. Les dauphins, cétacés à dents, se nourrissent de calmars, petits poissons et krill.

En raison de son maintien à proximité des côtes, les décès accidentels dans les filets sont assez fréquents. Dans les années 1970 et 80, certains pêcheurs argentins ou chiliens tuaient et dépeçaient des dauphins pour s’en servir d’appât pour les crabes. Cette pratique a cessé.

Otarie à fourrure australe

Bien que très similaires, les otaries diffèrent des phoques par la présence chez elles d’oreilles externes ainsi que par la position de leurs nageoires antérieures et extérieures. Chez l’otarie, les nageoires arrières peuvent être repliées sous le corps les aidant ainsi à marcher ou sautiller.
Chez le phoque, elles se situent dans le prolongement du tronc les obligeant à ramper pour se déplacer à terre L’otarie se rencontre sur toute la cote patagonienne. Son alimentation est basée de poissons, calmars et quelques crustacés. L’orque est le grand prédateur des otaries et plus nord, l’otarie est également chassée par les requins. On estime qu’elles s’alimentent essentiellement durant les heures nocturnes, durant les nuits sombres pour que ses proies se rapprochent de la surface due à la basse luminosité.
Les femelles arrivent à maturité sexuelle à 4 ou 5 ans et à partir de là, elles rentrent en période de reproduction. A partir de 15 jours de vie, les petits peuvent d´jà s’aventurer dans la mer. Le mâle est toujours au milieu de son harem, composé de 5 ou 6 femelles, ou parfois 12. Son activité principale étant de les défendre contre d’autres mâles. Ces conflits ne sont jamais mortels, le perdant se retire alors prudemment en recherche d’un autre territoire. Les femelles ont seulement deux jours fertiles par an. Al gestation dure 340 jours et les naissances arrivent en janvier. Chaque femelle donne naissance à un seul petit.

On sait que les Tehuelches, les onas et les vaganes s’alimentaient de viande d’otarie et qu’en plus ils utilisaient la peau et les os pour fabriquer différents ustensiles. En effet, les otaries sont de proies faciles pour l’homme puisque son déplacement à terre est lent et prévisible.
A partir de 1960, finalement on interdit la chasse et la commercialisation de cet animal.

La baleine franche ou baleine australe

La baleine franche australe fréquente les océans indien, atlantique et pacifique et migre vers l’antarctique.
Cette grande baleine est un cétacé très lent. Son corps est si riche en huile qu’il flotte même après le décès de l’animal. Ces deux raisons en ont fait une espèce très convoitée par les baleiniers. La baleine australe était en voie d’extinction au XIX ème siècle.

C’est aujourd’hui une espèce totalement protégée dont les effectifs se reconstituent peu à peu.
Elle mesure une quinzaine de mètres et pèse environ 55 tonnes. Elle est reconnaissable à sa couleur noire et aux crustacés fixés sur les callosités de sa gueule.
Son jet, en forme de large V dans les airs, est généré par deux évents situés au dessus de sa tête. Sa queue noire, à la profonde échancrure et aux extrémités très pointues, est un autre élément permettant de l’identifier lorsqu’elle plonge.
A la naissance le baleineau pèse environ 5 tonnes qui se multiplient à la semaine. Il s’alimente du lait maternel très riche en graisse ce qui lui permet de croître de 3.5 cm par jour.

Les baleines arrivent à maturité sexuelle à 8 ou 9 ans. Elles peuvent vivre jusqu’à 50 ans en ayant 1 petit tous les 3 ans puisque la gestation dure 1 an et 1 an d’allaitement. C ‘est pour cette raison que la récupération de l’espèce est si lente depuis 1937, date de la protection internationale sur les baleines.

L’orque

L’orque appartient à la famille des dauphins. C’est le plus reconnaissable des cétacés grâce à sa couleur noire et blanche et à son grand aileron dorsal pointu. Un orque mesure en moyenne 7 à 9 mètres.

C’est un animal grégaire vivant en groupes de 5 à 20 individus en général. Le groupe structure l’organisation sociale mais également la chasse. Les orques sont des prédateurs de la famille des cétacés à dents.
Ils s’alimentent d’une grande diversité de proies auxquelles ils s’attaquent collectivement : poissons, requins, calmars, oiseaux pélagiques, mammifères marins tels que les phoques, lions de mer, otaries et même d’autres cétacés. Lors de la chasse, l’orque peut user d’une technique particulière, en anglais « spyhopping », consistant à se dresser hors de l’eau par un puissant saut vertical pour repérer visuellement ses proies. Les anglophones la surnomment également « baleine tueuse » (killer whale) mais l’orque ne s’est jamais attaqué à l’homme.
On retrouve un comportement de chasse particulier de l’orque sur les côtes du Chili. L’orque y longe les berges à la recherche de groupe d’otaries se trouvant sur la plage. Lorsqu’un groupe est trouvé, l’orque s’en approche furtivement en se déplaçant parallèlement à la berge tout en cachant son aileron dorsal puis se propulse en dehors de l’eau, sur la plage de galets, pour capturer une proie. Elle retourne ensuite à l’eau en se tortillant.

 

L’albatros

Les albatros (les Diomedeidae, en français « diomédéidés ») forment une famille d’oiseaux de mer grands et lourds (de 71 à 135 cm). Ils ont les ailes très longues (l’envergure de l’albatros hurleur peut atteindre 3,50 m), et leur bec long et épais porte des narines tubulaires.

Pélagiques, ils vivent dans les océans au sud du tropique du Capricorne, ainsi que dans le Pacifique Nord. La reproduction du Grand Albatros s’effectue à terre, en colonies dispersées sur les îles antarctiques et subantarctiques.
Les albatros sont des voiliers exceptionnels, ils utilisent les vents pour parcourir de grandes distances sans effort. En 2004, une étude a montré que l’oiseau le plus rapide a parcouru 22 545 kilomètres en seulement 46 jours sans se reposer une seule fois.
Les albatros se nourrissent de poissons, de calamars ou de krill. La nourriture est le plus souvent collectée en surface, mais les albatros sont capables de plonger à faible profondeur. Les albatros nichent en colonies généralement sur des îles isolées, les couples sont généralement fidèles pour la vie, la parade nuptiale donne lieu tous les ans à des danses rituelles durant lesquelles les deux oiseaux se frottent le bec l’un contre l’autre. Seuls des échecs de reproduction répétés ou la mort d’un des oiseaux peut amener les albatros à changer de partenaire.

La saison de reproduction est très longue et il peut s’écouler près d’un an entre la ponte de l’unique œuf et l’émancipation du jeune. Les albatros sont un groupe d’oiseaux extrêmement menacés (18 espèces sur 22 d’albatros sont menacées d’extinction). Les albatros ayant un taux de reproduction très lent, toute mortalité des adultes est difficilement compensée.

 

 

 

 





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