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Les populations en Patagonie

Amérindiens de Patagonie, les patagons

Les Patagons sont une tribu mythique de Sud-Amérindiens décrite dans les premiers témoignages européens sur la Patagonie, dont en tout premier lieu celui d’Antonio Pigafetta. Ils étaient censés mesurer plus du double de la taille d’un être humain ordinaire, certains témoignages les créditant de 3 m, voire plus. Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, les cartes des Amériques appelaient regio gigantum (« région des géants » en latin) cette région de l’Amérique du Sud. Des descriptions européennes de la région alimentèrent le mythe pendant 250 ans avant d’être discréditées à la fin du XVIIIe siècle alors même que Francis Drake avait déjà observé en 1578 : « Les sauvages ne sont pas de si grande taille que les Espagnols le disent ».

Il fut généralement admis par la suite que les géants patagons n’étaient qu’un mythe grâce notamment au voyage d’étude d’Alcide Dessalines d’Orbigny qui lui fit écrire en 1830 : « je ne voyais pas en eux des géants, mais seulement de beaux hommes. »

Au XXe siècle, des études anthropométriques ont permis d’établir que la moyenne de taille chez les hommes tehuelches, l’ethnie rencontrée par l’expédition de Magellan, était d’environ 1,80 m, « une stature plus imposante que les Ibériques [du XVIe siècle], et il est tout à fait compréhensible que ces derniers les aient décrits comme des géants ».

Après une colonisation lente et difficile, la plupart des autochtones disparurent, remplacés par une population métissée qu’on peut qualifier de « sud américano-européenne ».

Les Tehuelches

Les Tehuelches sont des Amérindiens de Patagonie, vivant entre le fleuve Río Negro et le détroit de Magellan essentiellement en territoire argentin et chilien. Ils étaient réputés pour être de très grande taille et semblent avoir été à la base du grand mythe des géants patagons.

Le mot "Tehuelche" est le nom que les Mapuches donnèrent à l’ensemble des peuples dits Pampas qui habitaient depuis le fleuve Río Chubut en Argentine, jusqu’aux deux côtes du Détroit de Magellan et qui furent connus par les colonisateurs européens comme une partie de l’ethnie des Patagons. En effet cette dernière appellation inclut en plus les Hets et les Gennakenks, ensemble appelés ultérieurement Puelches par les Mapuches. Le vocable Tehuelche fait allusion à la résistance tenace que ces tribus opposèrent à l’expansion des envahisseurs mapuches dans le Comahue et la Patagonie.

Les Mapuches

Les Mapuches vivent principalement dans les zones rurales de la région de l’Araucanía ainsi que dans la région des Lacs et la région métropolitaine (la capitale, Santiago du Chili). En Argentine, ils sont répartis principalement sur la province du Neuquén, mais aussi sur celles de Río Negro et de Chubut. C’est le peuple amérindien le plus représenté en Patagonie.

Le terme de « Mapuche », littéralement « Peuple de la Terre » en mapudungun, désigne les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l’Argentine, connues également sous le terme tombé en désuétude d’« Araucans ».

Selon le recensement de 2002, ils représentent 4 % de la population chilienne, soit un peu plus de 600 000 personnes, et on estime à environ 300 000 le nombre de Mapuches en Argentine. Originaires des Cordillère des Andes chiliennes, ils ont propagé leur culture jusqu’à la Patagonie argentine, en passant par la Pampa, entre le XVIIIe siècle et le XIXe siècle. Ni les Incas ni les Conquistadors ne réussirent à les soumettre. Au Chili, ce n’est qu’en 1882, après une longue série de campagnes militaires, que Cornelio Saavedra réussit à les soumettre. Des groupes ont poursuivi la lutte armée jusqu’à la fin du XXe siècle.

La langue mapuche, le mapudungun, est uniquement orale. Elle a servi à transmettre des techniques agricoles, une religion animiste (sans panthéon comme c’est le cas dans les autres civilisations d’origine andine), une fête rituelle nommé guillatún, un sport assez proche du hockey connu sous le nom de palín (ou chueca) ainsi qu’un système d’autodéfense appelé kollellaullin. La société mapuche s’organisait autour d’un lonko, chef de tribu qui soumettait son autorité en cas de guerre importante à un commandant appelé toqui.

Les Gaúchos

Les Gaúchos, considérés comme une ethnie à part entière, liée à un métissage entre des Amérindiens et des Européens, sont des populations rurales de gardiens de troupeaux qui peuplaient non seulement les vastes plaines de Patagonie mais aussi tout le Nord jusqu’au Brésil à partir du XVIIIe siècle en même temps que la création des grandes fermes d’élevage, les estancias. Ce sont des cavaliers, des fermiers, des conteurs, des artistes, des gardiens de troupeaux... et ont développé une culture, des traditions et des coutumes dite Gaúcho bien particulières qui a créé entre autres le mouvement traditionaliste gaúcho en 1948.

 

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Ils sont une des figures emblématiques de la Patagonie. Plusieurs artistes ont revendiqué leur culture gaúcho comme les écrivains et poètes : Domingo Faustino Sarmiento, José Hernández, Ricardo Güiraldes ou le peintre Florencio Molina Campos. L’épopée de Martín Fierro écrit 1872 par José Hernández connaît un énorme succès et sera suivie de La Vuelta de Martín Fierro en 1879. Le gaúcho acquiert un statut mythique : il devient une sorte de chevalier qui défend les plus démunis et s’érige en symbole d’une civilisation revendiquant son originalité, alors que le véritable gaúcho disparaît peu à peu de la réalité.
Le huaso est l’équivalent chilien du gaúcho argentin.

 

 

 





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